AUTORISEZ-VOUS VOTRE CREATIVITE ?

Vous prenez des respirations profondes et régulières, vous sentez vos yeux s’ouvrir grandement comme si vous étiez un peu fou, un sourire autonome se dessine sur votre visage, il ressemble à ce qu’il veut, vous vous en foutez un peu, votre cœur bat certainement mais ce sont surtout les picotements sur votre corps qui vous en tiennent au courant.

 

Mais vous, votre attention.. est ailleurs.

 

Vous venez de découvrir quelque chose qui vous excite ! Qui vous donne envie d’en parler à tout le monde ! Vous n’en revenez pas que cette chose ait existé sur la même planète que vous tout ce temps et que vous l’ignoriez !

 

Comme si vos doigts avaient été mis dans des prises électriques, vous avez plus d’énergie que vous ne sauriez quoi en faire.

 

Coup de foudre neuronale. Ce beau moment va certainement s’inscrire dans votre mémoire à long terme et votre cerveau va tout faire pour revivre cette sensation intense. Vous avez touché – du bout des doigts – quelque chose qui pourrait très bien être en lien avec votre mission de vie. Ce pourquoi vous seriez prêt à faire des voyages insensés, passer des nuits à travailler sans être payé, voir sans reconnaissance aucune ! Du moment où vous pourrez continuer à faire avancer les choses en ce sens, à jouer en quelques sortes, ça sera bon pour vous.

 

La vie est une sorte de chasse aux trésors. Ce genre de moments de douce folie n’arrive pas tous les jours. Mais chaque indice sur notre nature profonde nous fait nous poser des questions douloureuses, pour casser les conditionnements que notre vécu nous a apportés, et plus on a le courage d’affronter notre ego et de libérer les potentiels cachés de notre inconscient, plus la distance entre 2 indices se raccourcit.

 

J’aime le bouquin de telle nana, donc peut-être devrais-je me renseigner sur sa vie. Ou alors j’aime juste une phrase qu’elle a dit, qui d’autre a dit des choses similaires ? Google montre moi la voie !

 

Une lampe torche s’ouvre alors sur votre vie, et vous continuez certes à faire votre boulot pas trop mal qui paie le loyer, mais dès que vous en avez l’occasion vous cherchez des gens qui savent de quoi vous parlez. D’autres fous que vous allez adorer ! Des copains de jeux avec qui il fait bon délirer !

 

 

Et oui, en chacun de nous se cache un joueur, un créatif, un petit fou, un grand vivant capable de nous faire vivre des sensations qu’aucune forme d’addiction ne pourra jamais nous offrir.

 

L’enfance était la période à laquelle on était le plus doué pour ça mais on ne nous a pas laissé porter notre attention là où librement elle voulait aller. On nous a fait avaler comme des médocs, des pilules de cours. Tiens bouffe des maths, bouffe de la géographie. Alors que toute cette matière encore vivante est en soi le résultat des découvertes extraordinaires et des aventures de nos prédécesseurs et ainés ! Et on nous a donné le fruit de leurs passions comme des sources de punitions. Tiens apprends tout ça, et je vais voir si t’es meilleur ou pire que ton voisin !

 

Les pires étudiants ont été les plus grands créatifs finalement, ou les plus grand drogués, ou dépressifs plus tard. Les plus assidus ont développés soit les plus grandes formes d’ego dominants, ou sont devenus de braves soldats assoiffés de « c’est bien, bravo, mais tu peux mieux faire ».

 

Mais on a donc cette chance que d’avoir des artistes, des designers, des auteurs, des créatifs de toute sorte autour de nous et ils sont de plus en plus nombreux : joyeuse évolutions des générations. x voulait une maison, y voulait un casque audio au taff, et z veut tout croquer à pleine dents. Faites que ne soit pas une zombie attaque !

 

Et donc là encore entre inspirés et inspirants, nos rapports ont besoin d’évoluer.

Car ces muses sont des courageux qui envers et contre tout et tous se sont autorisés à explorer ce vers quoi leurs intuitions profondes les ont guidé. Et lorsqu’ils parlent de ce qu’ils aiment, ça vibre. Et nous, alors, on les adore, on devient des fans, on les bouffe comme des popcorns à nos conversations de terrasse avec rosé (si jamais Paris a décidé d’écarter un peu ses nuages pour qu’on puisse kiffer), on les suit dans les médias (et parfois en vrai / #stalker), on veut les épouser, et puis quand ils merdent… on est déçus. Tellement déçus. Et puis parfois ils remontent la pente, et on dit « ah je l’avais toujours su qu’il/elle s’en remettrait ».

 

De nos idoles, on en fait des sauveurs de nos moments de dépressions, des persécuteurs de la société par leurs modes de vie instables, et puis des victimes des magazines people, et puis re… de courageux sauveurs. Et nous, on interprète aussi chacun de ces rôles… forcément.

 

Ces braves créatifs courageux, malheureusement n’ont pas non plus eu une éducation de l’amour de soi et de l’équilibre dans leur bien-être étant enfants (si on a bien regardé toute les videos Ted.com il y a des chances qu’on soit déjà au courant). Ce qui nous manque terriblement à tous, cette capacité à s’aimer pour pouvoir aimer tout ce qui nous entoure, même ce qui n’est pas aimable. Mais les muses ont ce pouvoir de nous tirer tous hors ne nos brouillards en faisant une authentique et énergique apparition dans nos vies. Leur liberté nous inspire à nous libérer, si elle parvient à être stable dans la durée. Vive l’équanimité insensible aux compliments et aux critiques des énervés pour être une étoile qui ne fait pas que de filer

 

Mais quand ils brulent leurs ailes, en nous quittant à 27 ans drogués et/ou simplement très seuls et malheureux dans une chambre d’hôtel, on n’a même pas le courage de regarder le film de leur biographie jusqu’à la fin. On en pleure et on se dit : « trop près du soleil, ça brule. » on se dit « y a que les tourmentés et les schizophrènes pour être aussi créatifs »…  On se dite « vaut mieux rester dans ce qu’on maitrise et connaît et ne pas rêver d’aventures indomptables aux chemins incertains».

 

Mais c’est un faux débat ! Ce n’est pas leur tune, leurs fans, leurs maisons qui nous faisaient rêver, c’était leur courage à se montrer nu devant tous, leur innocence, leur passion, la joie qui se lisait sur leur visage en aimant ce qu’ils faisaient. Mais dépendant de plus en plus de notre validation, de plus en plus à la recherche d’un bain d’amour pour nourrir leur inconscient, ils en perdent leur joie et leur sérénité. Ils ne savent pas s’aimer, se protéger… ils ne sont pas tourmentés par nature. Beaucoup sont juste, esclaves de leurs incertitudes intérieurs comme tant d’entre nous.

 

Les créatifs sont les poumons de l’humanité.

Ils sont la libre exploration de la vie.

Et qui est libre de son ego, n’a nul besoin d’enfermer autrui.

 

Actuellement, 2 grandes évolutions ont lieu en même temps dans notre monde. D’une part, de plus en plus de personnes apprennent à se nourrir de tous les savoirs existants (astrophysiques, génétique, neurosciences, physique quantique – vive le documentaire cosmos avec ses illustrations accessibles à tous, psychologie, spiritualités et toutes religions, budhisme indouisme, pleine cosncience – merci Eckhart et merci tous les speakers qui ne sont pas devenus des « guru », méditation, arts, histoire, tout, tout se réunit pour permettre une forme de transcendance qui nous ôte le besoin de tout comprendre. Qui nous offre une forme de sérénité et une aptitude à la joie, un pas à la fois, un moment à la fois. Qui nous libère des automatismes destructeurs de nos cerveaux… de nos tendances à vouloir être le meilleur adoré de tous ou le plus malheureux, plein par tous, de nos tendances à comparer passé et futur, sans jamais être là, sauf parfois au bout d’une semaine de vacances avant que ne revienne le syndrome du retour au bureau et aux responsabilités.

 

Mais, seconde vague simultanée de l’évolution, d’un autre côté, ceux qui ont trop longtemps été frustrés dans les pays ou situations sociales (dont on ne pleure même plus les souffrances tellement les médias nous ont anesthésiés), mis dans des cases, tourmentés, grandis sans amour et avec que des devoirs et obligations, ils ont envie de se venger. Ils veulent prendre aux autres ce qu’ils n’auront jamais, même si un jour ils gagnaient.

 

Et au milieu, ceux qui ne sont dans aucun de ces deux camps, ces nombreux inhibés, ont peur, et tombent dans la négativité. Les créatifs non accompagnés deviennent darks, et les autres vibrent trop mal pour s’illuminer, s’autoriser à exister, à se protéger, à vivre.

 

Alors arrêtons de chercher à corriger les autres, à chercher des solutions, mêmes créatives. Cherchons nos questions, pour trouver nos réponses.

 

Soyons là pour ceux qui nous inspirent.

Suivons nos muses. Devenons des muses.

 

Révélons nos moments de folie heureuses, suivons-les, soyons présents. Car avant d’être libres nous-mêmes, on ne pourra lutter contre quelconque forme de domination sur Terre : ni celle des conditions de vie, ni celle des chocs culturelles et du terrorisme, ni contre celle des addictions, ni rien…

 

Tout ce qui nous plait chez les autres, c’est ce qui est déjà en nous sinon nous ne le verrions pas. Donc toute personne que vous idolâtrez, en l’aimant vous vous aimez. Et tout ce qui vous fait peur ou vous rend malheureux, c’est tout ce qui attend en vous d’être trié, nettoyé.

 

Ce sont souvent les grandes souffrances qui nous poussent à ouvrir les yeux. Mais si vous ne voulez pas attendre de péter un gros câble qui vous coutera cher, un moyen plus agréable c’est de se ressourcer avec les idées et joies des autres qui nous font dire « Ah ouais ! Pourquoi n’y avais-je pas pensé ? Et si moi aussi je…. »

 

Nesem Ertan

Si vous êtes justement en train de vous dire « Et si… ? », contactez-moi : nesem@followadvisor.net

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