COMMENT S’AIMER PLUS FORT

Lorsque tu te dis un jour : « Je pourrais m’aimer plus », tu t’ouvres à la possibilité de le faire. Tu as besoin de comprendre, alors, ce que c’est exactement que tu n’aimes pas en toi.

Etant composé des héritages de nos parents, des décisions de l’Humanité, d’influences de la société, de nos propres choix et comportements, cela peut ressembler à une boule de ficelles de couleurs, de tailles et de fibres différentes qui se sont emmêlées.

Il y a du yin et du yang dans tout. Une famille peut être pleine d’amour mais étouffante, tout comme la nation dont la culture fait partie de ta personne est peut être très riche en traditions, mais aussi en conflits qui te font honte ou peur.

Lorsqu’on prend assez de recul, on peut trouver une façon constructive de s’expliquer chaque phénomène que l’on peut vouloir rejeter. Ce rejet est un instinct sain nourri par une intention d’amélioration.

On peut juger ceux qui font la guerre, parce qu’on a l’intention d’être quelqu’un qui éprouve, donne et reçoit de l’amour.

On peut juger les personnes qui, à nos yeux se nourrissent mal, parce qu’on a l’intention de faire attention à sa santé.

Dès que l’on comprend ce point, le besoin de juger s’évapore. On n’a pas besoin de détester quelqu’un dès lors qu’on prend conscience de notre propre liberté à ne pas nous comporter de la même manière qu’eux. Notre Guerrier (instinct de survie) nous protège, et selon les apprentissages que nous avons pu développer durant notre vie, il nous pousse à incarner ce qui nous semble bénéfique. Jusqu’à ce que l’on apprenne à poser nos limites, à prendre soin de nos besoins et à vivre une vie qui est alignée sur nos valeurs clés, notre cerveau reste dans la rumination de tout ce qui nous semble être dangereux.

C’est la première étape vers l’amour de soi : prendre conscience du choix que l’on a, de notre capacité à renforcer et défendre notre libre arbitre.

 

Exemple :

Si tes parents ont clairement peur que l’entourage apprenne que tu es homosexuel, tu juger que la société est « mauvaise ». Si les autres invalident tes parents en raison de ce que tu incarnes, tu auras peut-être peur que tes parents t’en tiennent coupables. Sous la pression tu peux opter pour te fermer à ta famille pour éviter le rejet. Tu peux aussi avoir confiance en la capacité d’évolution de tes parents et à la force de leur amour pour toi et faire ton coming-out, mais tout de même continuer à cacher ta vérité auprès de leurs proches. Ou encore, tu peux affirmer ta vérité et confier la responsabilité aux autres de la réaction qu’ils auront en te découvrant. Tu as le choix, même si les conséquences peuvent nécessiter du courage de ta part.

Dans ce tableau, il existe trois niveaux de peur : peur d’être soi, de décevoir ses parents, d’être exclu par la société. Tu peux avancer vers l’affirmation totale de ta Nature à ton rythme personnel, mais si tu optes pour une vie de contentement, une ou plusieurs de tes valeurs clés non négociables seront écrasées. Tu perdras alors en énergie vitale, petit à petit, parce que la Vie sait que ce qui te rend Amour, que ce qui te rend magnifique, réside dans les différences qui attendent en toi d’être nourries. Le fait que tu aies le don d’être et d’aimer des choses différentes des autres est ta contribution à la Vie et à sa diversité. Pour une longue vie heureuse et saine, tu as besoin de trouver le chemin vers cette affirmation totale de ta Nature.

Une fois que tu as trouvé la force en toi de t’autoriser, pour pouvoir le mener à bien, tu vas avoir besoin de pardonner ces « autres », car ils sont aussi en toi, ils te composent et t’ont donné la vie. Chaque génération transmet tout ce qu’elle a appris à la génération suivante et en cela, lui permet de prendre à sa charge la suite de l’évolution. Cela signifie que nous transformons ce qui nous est donné en nous affranchissant des attentes et capacités de nos prédécesseurs, en nous autorisant à prendre ce qu’ils nous ont donné de mieux et en cherchant les points d’amélioration de nos propres points de vue.

L’humilité est donc nécessaire de chaque point de vue :

  • la génération précédente a besoin de se rappeler qu’elle n’est pas là pour dominer le potentiel de la suivante
  • la nouvelle génération a besoin de se rappeler qu’elle ne serait pas en train de faire évoluer quoi que ce soit si on ne lui avait pas transmis la vie et les connaissances des humains qui ont vécu avant nous

 

L’empathie permet de comprendre que l’on n’aurait pas forcément fait mieux à la place, ni des plus jeunes, ni des plus âgés, mais que la seule chose que l’on peut faire est de vivre sa vie en incarnant au mieux ses propres valeurs et amours.

L’étape suivante est donc celle du pardon : comprendre l’origine de la peur qui peut avoir poussé, ou pousser, les uns et les autres à agir de façon violente (physiquement ou psychologiquement).

On peut ainsi prendre du recul et créer une espace entre soi et ces événements. Lorsqu’on est soi-même en train d’apprendre à dompter son Guerrier pour faire la place à son Œil (présence) et à son Artiste (créativité), on comprend plus facilement le défi que représente le changement. Chacun avance à son rythme.

Le pardon nous allège parce qu’on cesse de se définir par les peurs de ceux qui nous ont transmis la vie. On sait que l’on peut suivre la voix de l’Amour et que nous sommes là grâce à tout ce que nos ancêtres incarnent, avec leurs peurs et leurs amours. On peut alors commencer à ressentir de la gratitude.

Leurs rires, leurs larmes, leurs sueurs ont construit les chemins sur lesquels nous marchons aujourd’hui. A nous d’ôter ce qu’on juge être des mauvaises herbes de nos voies et d’y planter des fleurs et des arbres qui vont oxygéner nos « planètes » personnelles. La gratitude ouvre la porte à la compassion et à l’acceptation.

Le lien qui nous connecte au passé respire enfin.

Je ne suis plus obligé d’en porter le poids, car je peux décider d’en prendre simplement les ressources et les apprentissages qui vont devenir les premiers outils avec lesquels je vais construire les bases de mon paradis personnel. Je ne vais pas combattre les peurs, mais nourrir les amours.

Je ne suis pas coupable du passé. Je suis le créateur de mon présent et je fais de mon mieux dans les limites de mes connaissances et capacités, et la génération suivante ira plus loin que moi. Plus je serai courageux dans mon amour, plus j’inspirerai l’autorisation de soi à ceux qui m’entourent et naissent après moi.

Je ne prends pas sur mes épaules la responsabilité de sauver les autres, mais simplement celle d’épanouir ma Nature et d’incarner mes valeurs. Je donnerai à ceux qui en auront l’utilité, le surplus de bonheur dont j’accoucherai avec le temps.

 

Plus je vais prendre des actions qui incarnent ce que j’aime, plus je vais gagner en amour de moi, de ma vie, en confiance et en estime de moi. Ceux qui ne sauront m’aimer comme je suis, j’accepterai de ne pas les retenir. Mon courage les surprendra peut-être. Je leur inspirerai peut-être aussi du courage à s’autoriser et à s’aimer sans craindre le regard des autres, et ils reviendront peut-être quand ils seront prêts. Peut-être pas. Je l’accepte car ma lumière va m’attirer des personnes heureuses et qui m’enrichiront vraiment de leur propre lumière vitale.

 

Ma nouvelle liberté me donnera chaque jour plus d’appétit envers la vie. Je commencerai à voir et à aimer les différences qui sont présentes dans « mes ficelles », les composantes de ma légende personnelle.

Je commencerai peut-être à rire avec humour et amour des différents aspects de ma culture, de ma famille, de mon parcours, de mes comportements. Le cerveau provoque le rire lorsqu’on trouve que quelque chose n’est pas « logique ». Il nous offre le choix de l’accepter et de le changer si besoin, dans l’avenir, sans éprouver de besoin de conflit.

C’est pourquoi on aime tant les humoristes qui décrivent des situations de vie, a priori « illogiques », dans lesquels on retrouve nos propres « ficelles ». Lorsque Gad Elmaleh nous fait rire des traditions orientales, je peux (moi, Nesem) reconnaître des points en commun avec certaines habitudes turques et en rire. Lorsque Florence Foresti parle de la peur des femmes vis à vis de la grossesse, je peux y reconnaître mes peurs et en rire. L’humour est un formidable outil de libération et d’amour.

 

Lorsqu’on passe cette loupe sur tout ce qui a fait de nous qui nous sommes aujourd’hui, et qu’on transforme un par un, toutes les sources de peur en compréhension, en choix, en compassion, humour et amour, on commence à comprendre la richesse de nos différences.

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Lorsqu’on voit que la mannequin, Winnie Harlow, a fait de sa différence physique un véritable atout on comprend que le nez que l’on jugeait peut-être trop grand sur notre visage n’est pas un défaut. La beauté n’est pas « cocher des cases ».

Tout le monde n’aimera pas tout le monde, mais lorsqu’on s’aime à 100%, ceux qui nous aiment nous aiment vraiment.

Tout est une histoire de connexions faites de sens personnels. On aime quelque chose parce qu’on y retrouve ce qu’on est capable de comprendre, des points en commun avec ce qu’il y a en nous, et potentiellement des choses que l’on explore et que l’autre semble avoir déjà exploré. On aime apprendre de l’autre, ou recevoir et donner de l’énergie positive. On aime ceux qui ont des valeurs clés en commun avec nous.

As-tu déjà fait une liste de tout ce qui te compose pour célébrer ces ingrédients ?

Quels aspects voudrais-tu nourrir davantage ?

Avec quelles composantes voudrais-tu jouer davantage ?

Tu as probablement « chez toi », plein de jouets avec lesquels tu n’as jamais joué. Si tu ne fais pas le tri, tu n’y verras pas clair et tu risqueras de jeter le bébé avec l’eau du bain (quelle horrible expression J).

 

Il y a de fortes chances que tout ce dont tu as honte cache en réalité de superbes pépites que tu es le seul à pouvoir révéler. Je te souhaite vraiment un jour de les voir, de les affirmer et de nous faire profiter tous de la beauté puissante que tu es lorsque tu t’aimes.

La différence entre quelqu’un qui s’aime, et une autre personne qui aime « paraître » via son ego, est que la première vibre la sérénité. Elle dégage une lumière, tandis que la seconde cherche à être dans la lumière, au centre de l’attention.

Que ta lumière vibre plus fort de jour en jour !

 

Nesem Ertan

Accompagnement en Epanouissement Personnel

ertan.nesem@gmail.com 

 

 

 

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