#MUSES : RU PAUL’S DRAG RACE

En regardant l’une de mes émissions favorites sur Netflix (Ru Paul’s Drag Race), j’ai récemment eu une prise de conscience.

***

La raison pour laquelle j’aime autant les Drag Queen est que je me reconnais dans les valeurs qu’elles communiquent et incarnent (et aussi pour l’explosion de créativité et de couleurs qui me met en joie 😍🎉).
· Ce sont des personnes qui ont du faire preuve de courage pour affirmer leur différence
· Elles s’encouragent les unes les autres à épanouir cette différence, à l’explorer et à aller au bout de leurs amours, joies, créativité
· Elles n’oublient pas que le monde n’est pas tout beau, tout rose chaque jour et partagent leurs expériences les plus difficiles pour bénéficier des apprentissages les uns des autres
· Elles créent une espace pour l’amour inconditionnel

reading-is-fundamental-rupaul-drag-race-1523994151-1523994153.gifEt sans oublier qu’elles se challengent entre elles pour se détacher de leurs ego par les séances de “reading” : les drag queen s’envoient des vanes drôles et piquantes entre elles, sur ce qui peut être le plus blessant, pour que chacun(e) devienne immunisé(e) aux critiques. Quand on s’aime à 100% et n’a besoin de la validation de personne, rien ne peut blesser. Il vaut donc mieux remarquer les failles de son estime de soi entre ami(e)s, qu’être pris au dépourvu dans un autre contexte.
Lorsqu’on passe suffisamment de temps au contact de l’état d’esprit LGBT (ou LGBTTQQIAAP avec toutes les lettres), on commence à ouvrir les yeux à toutes les formes que peut prendre la beauté.

La différence devient joyau.
Qu’elle soit :
– physique
– culturelle
– spirituelle
– sexuelle
– ou en termes de goûts
…du moment où mes libertés ne limitent pas celles des autres, elles offrent de l’inspiration. On développe une hâte de découvrir tout ce que l’autre peut nous donner à voir. On commence à percevoir la vraie valeur de sa générosité.

Nos cerveaux ont pris des habitudes. Nous sommes programmés à apprécier certaines choses et à juger d’autres. Les médias sont clés pour reprogrammer nos cerveaux à la diversité, à l’inclusion, à l’amour de tous, pour pallier aux manques de rencontres, de découvertes et de voyages. J’ai le sentiment, que grâce à des plateformes comme Netflix (promis, ils ne me paient pas pour dire ça ^^, et il faut consommer les séries avec modération, comme pour tout), d’avoir accès à une plus grande richesse culturelle, qu’auparavant avec la TV. Je voyage le monde, les cultures, la faune, la flore, avec Tales by Light ou We Speak Dance, je ris avec les comedy special de tous les horizons socio-culturels, etc…
Et quel bonheur de voir au cinéma des super héros qui ne sont plus uniquement des hommes+blancs. Nous progressons, nous progressons. (Je suis certaine que nous deviendrons plus efficace dans la résolution des problèmes dus au partage de l’abondance, des espaces et des ressources sur terre, vis à vis des sans domiciles, des immigrés qui fuient des problèmes économiques, des guerres et bientôt des problèmes écologiques que nul ne voudrait vivre à leurs places, lorsque nous serons plus en amour de nos différences.)
J’ai moi-même été un enfant qui n’était pas à sa place.
Lorsqu’à 5 ans, j’ai mis les pieds dans une école Francophone au Luxembourg, après être née aux USA et passé 3,5 ans à Ankara, je ne parlais pas la langue de mes camarades et ne comprenait donc rien à rien. Aucun mot que je prononçait ne sortait dans le bon accent. Je ne leur ressemblais pas physiquement. J’étais en plus peu plus grande que tous les autres et avec un peu plus de joues. Je ne participais pas aux cours de religion (ce qui me valait des réactions du type « toi tu n’as pas de Dieu », dans la cours de récré, et je rentrais demander à ma mère pourquoi nous, on n’en avait pas un, c’était quand même ballot :p).
Je n’étais pas à ma place.
Tous les autres avaient l’air d’avoir « raison » sur quelque chose. Et moi, j’avais tout le temps tord. C’était ça la sensation. Quoi que je fasse, je me sentais comme une tache qui venait gacher un beau tableau.
Alors, comme chaque enfant face à une difficulté, j’ai développé ma stratégie de survie : travailler beaucoup pour prouver à tous que je n’étais pas bête même si je ne savais pas parler comme eux, et sourire à tout le monde, pour mettre fin à cet isolement et me faire des amis. Hahaha oui, j’étais une sorte de bisounours compétitif.

Même si je menais un combat de survie au lieu de simplement kiffer l’enfance, je n’avais pas baissé les bras, et ça c’était grâce à l’amour et au soutien auquel j’avais accès à la maison. 🙏🏻

Aujourd’hui, l’épanouissement et la créativité sont les éléments clés de mon activité. J’ai parcouru un long chemin pour transformer ma croyance limitante (tu n’es pas et ne seras jamais comme il faut), en positive (je m’aime et je suis parfaite comme tout le monde), et à me libérer de mes stratégies épuisantes, en apprenant à mettre des cadres dans mes relations et à ne faire que les choses que j’aime et qui ont du sens pour moi et mes valeurs.
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En une phrase :
« You gotta own it ! » 😉
Il faut tout s’approprier dans la vie.

 

 

Faire équipe avec soi-même et s’entourer de personnes qui vibrent pour les mêmes choses que soi, des personnes qui ne limitent pas notre potentiel, sans pour autant se fermer au reste du monde.
Ce n’est pas en nous désolidarisant des aspects de notre personne qui dérangent les autres que l’on trouve le bonheur. C’est en aimant nous-même toutes nos différences, en les célébrant, en les développant, en les exprimant, en les explorant. Nous ne sommes pas des produits finis sur les étagères d’un magasin. Nous évoluons à chaque instant et ceux que ça dérange de nous voir ou entendre n’ont qu’à ne pas entretenir de relation avec nous. Nul n’a le droit de nous faire sentir imparfait.
Une superbe clé pour comprendre pourquoi certaines personnes nous attaquent : leur inconscient nous envie (tu t’autorise, ce dont je me prive), ou voit en nous le reflet de ce qu’ils jugent chez eux-mêmes (tu exposes ce que je m’efforce de cacher). C’est la raison pour laquelle certains homophobes sont eux-mêmes des personnes ayant refoulé leur homosexualité.
C’est donc soit la peur de l’inconnu, soit la jalouse souffrance de l’Ego humain.
A nous de nous protéger, en nous respectant et en nous faisant respecter. En osant la beauté de nos différences, nous inspirerons la voie à ceux qui se cachent et survivent, pour qu’ils osent eux aussi “se vivre”.

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Rien n’appartient à personne. Nous sommes tous des terriens. Personne n’est mieux que l’autre. Tout le monde produit des choses qui puent au WC.
(ou comment rester class en parlant de c*** 😉
Bref, le monde est abondance, et avec nos prises de consciences, apprentissages, et intelligence collective, nous allons apprendre à donner accès à cette abondance à chacun des vivants.
Alors s’il t’es arrivé à toi aussi de te dire que tu n’es pas tout à fait comme il le faut, que tu ne sais pas où es ta place, c’est peut-être parce que tu regardes ta vie au filtre du regard des autres. Ce regard qui plus est, est le fruit de tes interprétations. Utilise tes propres yeux, ton cœur, ton corps à toi, pour te regarder et pour voir ta vie. Tu es déjà à ta place.
Tu es parfait.
Own it.

Neşem

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