Le pain qui ne savait pas chanter

Une personne fait quelque chose, et quelques secondes plus tard, un volcan commence à s’agiter dans ton estomac, et tu n’es plus responsable de ce qui va se produire par la suite… 😂😈😱

Les mêmes frustrations reviennent souvent nous faire bouillir de l’intérieur, ou « mourir » à petit feu face à des situations qui nous donnent envie de baisser les bras.

Lâcher prise c’est bien, mais laisser tomber, no way ! 

Voici un cercle vicieux dans lequel je me suis souvent retrouvée par le passé, avant de  justement lâcher prise de mon ego et apprendre à explorer / incarner mon bonheur.

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J’étais passionnée par mon métier de Content Strategist et je voulais constamment découvrir ce qui se faisait de mieux dans le monde pour me faire mes propres expériences dans les entreprises où j’ai pu travailler. Une de mes valeurs clé non négociables (voir mon article à ce sujet) est donc l’innovation, mais je me retrouvais souvent dans des équipes qui avaient pour priorité n°1 le chiffre d’affaire à court terme. 

Je mettais mon coeur dans chaque projet, et finissais très souvent par être déçue parce que je n’avais pas le même objectif que les autres. Je voulais faire du ‘jamais vu, agréable et utile’, et eux, ‘gagner un client’. Au lieu de prendre du plaisir à développer des projets inédits, on me demandait d’écrire des slides qui « faisaient intelligent » pour rhabiller des idées que mon ego jugeait pré-chauffées. Hihihi oui, je jugeais. C’est ce que notre ego sait faire de mieux. Je jugeais, et je ne voyais pas l’expérience, le talent, les expertises en oeuvre, car ils n’entraient pas dans mes centres d’intérêt personnels. J’aimais les couleurs, les scénarios, le design, et j’étais entourée de personnes qui parlaient « politique » business. Le fait que je me trouvais au mauvais endroit, parce que je n’avais pas bien définit mes passions et ambitions, me poussait à perdre mon humilité et le respect des richesses des autres. Parce que je ne savais pas où était le « bon endroit » pour moi, ni comment y parvenir.

Je bouillonnais de colère, jusqu’à ce que ma colère m’épuise et laisse la place à de la tristesse et puis à… plus rien. Et je revivais régulièrement ce même scénario. Je pensais mériter de travailler dans des structures ‘avant-gardistes’ qui ne m’embauchaient pourtant pas lorsque je postulais (aïe :s), et je me l’expliquais par le manque de cas intéressant dans mon portfolio. Et pire, les entreprises où je me trouvais ne me permettaient pas de développer ce type de projets. De persécuteur, je passais ainsi à victime, en suivant le flow du storytelling de mon cerveau.

J’avais le sentiment d’être enfermée dans un cercle vicieux, une sorte de cage dans laquelle il fallait choisir entre « payer le loyer » et « aimer son job ». La grande optimiste que je suis avait du mal à accepter cette équation, et pourtant je ne savais pas comment m’en sortir.

Je finis par comprendre un jour que le problème, ce n’était pas eux. Ces entreprises étaient épanouissantes pour d’autres types de personnalités avec d’autres valeurs clés. Mon besoin était de m’accorder un temps de transition pour préciser ce qui me passionnait, l’explorer, le nourrir, faire pousser mes graines sainement, pour ensuite développer mes propres projets personnels, au lieu d’attendre que quelqu’un d’autre m’en donne l’autorisation ou l’élan. Au lieu d’accuser les autres, il était temps que je m’aime mieux.

Ce cas de figure n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres moments, où nous sommes happés par nos émotions (ou plutôt états d’âmes) qui nous attirent dans des tourbillons de pensées obsessionnelles. De la colère, ou de la tristesse, nous envahit, et nous ne savons plus comment sortir de ces sables mouvants qui nous font couler.

J’ai donc développé une petite méthode qui me fait beaucoup rire. Je suis fan de spectacles d’humoristes et surtout de ceux qui font appel à de l’auto-dérision bienveillante. Alors voici ma petite formule pour se détacher des situations de Negative Emotionnal Loops comme je les appelle (cercle vicieux émotifs), et prendre du recul pour construire une suite positive à notre histoire personnelle.

  1. Tu détectes le Loop, la situation qui te bouffe ton énergie

  2. Tu caricatures dans ta tête ton comportement pour en faire un personnage maladroit qui te fait rire (Dark Side)

  3. Et ensuite tu réponds à son besoin au lieu de le laisser n’en faire qu’à sa tête, en lui proposant un copain sympa dotée d’une solution pour lâcher prise et avancer (Bright Side)

 

Appliquons cela à ma petite histoire de mes anciennes frustrations professionnelles. Tu connais le Loop, voici le personnage que j’ai inventé comme métaphore à mon comportement.

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J’étais finalement comme une folle qui engueulerait sa baguette de pain parce qu’elle ne sait pas chanter. La baguette je devais la manger, et chercher ailleurs ma boite à musique. (Le pain représentant ici, l’emploi permettant de payer « mon pain » en attendant de réaliser mes rêves, représentées par la musique. Tu l’avais peut-être compris, mais bon… :p)

 

Imagine vraiment deux secondes une nana qui parle à du pain qu’elle tiendrait dans ses mains.

–  » Si tu ne sais pas me chanter un Bohemian Rapsody, pourquoi je t’ai acheté bon sang !? »

Elle est vraiment vénère…

–  » Bon… donne moi au moins un laaaaaaaaaaa ! »

– « Rhoooo. quel incapable… J’te jure… Le pain des voisins il est pas comme toi hein. Tous les soirs au diner, il leur chante du Adele. »

Hahahaa. Ridicule, je sais. Bon chacun son humour hein. Moi ça me fait rire. :p

J’ai donc développé ce personnage caricatural pour pouvoir rire avec humour et amour de la situation qui me bloquait et de mes états d’âmes, et me détendre lorsque je recommence à bouillonner de l’intérieur, dans des situations similaires.

C’est, finalement, une méthode de reprogrammation cérébrale, car en plaçant cette image d’humour dans ces situations, on déprogramme la réaction négative qui était en place depuis tout jeune. Plus de Drama Queen, place à celle qui murmure des notes de musique à l’oreille de sa baguette. Plus de colère, un peu plus de détachement. Et au bout de quelques événements, même plus besoin d’y penser. C’est une façon de s’auto-administrer une thérapie comportementale et cognitive.

A chaque fois que je me retrouve avec des personnes qui pourraient m’empêcher de rêver en grand, je repense à un sketch avec la folle qui parle aux baguettes. Cela me permet de me rappeler que mon épanouissement ne repose pas sur cette collaboration, et que je ne dois pas m’attacher à y exprimer ma personnalité coute que coute. Je rêverai donc ailleurs. Ce n’est pas grave. 😉

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Ralph

J’adore le personnage de Ralph dans les Simpsons, donc mon personnage ressemble un peu à cet enfant qui fait tout le temps des conneries calmement, dans le fond, et qui me fait éclater de rire à chaque épisode. Il adore manger ses crayons de couleurs par exemple. For no reason. Ahahaha j’adore. :))

 

Puis soudain, apparait un second personnage qui, l’air de rien, s’approche d’elle et lui dit avec un air un peu stone : « Eh… pshht… sinon, t’as entendu parler de Spotify ? C’est dingue, y a plein de chansons sur cette app, viens je te montre. Y a plein de musique j’te dit… C’est ouffffffffissime. T’as du Nutella pour manger avec la baguette sinon ? « 

 

 

Ce dialogue débile me fait sourire, je lâche prise de mon ego sur la conversation qui est en cours, et je me rappelle qu’il ne faut pas que je m’entête à essayer de faire de la situation, ou de mes relations, ce qu’elles ne sont pas.

Je-vais-me-réaliser-ailleurs-sans-invalider-qui-que-ce-soit.

Il existe donc des personnages qui habitent dans le Dark Side (dans le bas de la boussole dans mon jeu Paradise Builder, menant à la stagnation). Ce sont des comportements qui viennent réagir à nos peurs et frustrations, et qui sont les symptômes d’une ou plusieurs valeur qui souffrent en notre Nature profonde. Ils sont problématiques, mais ils nous signalent qu’il y a un potentiel inexprimé en nous. Le stress est l’incarnation de cette énergie bloquée qui vient se proposer pour défoncer les obstacles, mais lorsque nous manquons de méthode, ou de confiance en soi, il nous bouffe de l’intérieur.

Et il existe des personnages du Bright Side, comme ce fan de Spotify mega zen, (haut de la boussole, menant à ton paradis, ton épanouissement), qui viennent apporter à l’autre maladroit ce dont il avait vraiment besoin, au lieu d’arracher la tête aux pauvres gens qui ne t’ont rien demandé. :))

A suivre, pour d’autres aventures avec d’autres personnages lâcher prise !

Et toi, quels sont tes Negative Emotional Loops ?

 

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Nesem Ertan

Coach certifiée RNCP

Epanouissement personnel et design thinking

ertan.nesem@gmail.com

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