SE LIBERER DE SES COLERES

Beaucoup de personnes parlent de vouloir mieux maitriser ou du moins, mieux vivre, leurs émotions. En effet, on peut parfois s’emporter et avoir le sentiment de perdre le contrôle.

La clé est de comprendre le sens de chaque émotion. Dans la nature, chaque phénomène sert un but. Nos émotions sont là pour nous indiquer nos besoins. 

Il vient de se passer quelque chose et cela génère en moi une pensée, qui elle, génère une émotion. Si je sais la lire, je vais prendre une action qui va être positive et constructive.

Si je me sens en colère, c’est que quelqu’un ou quelque chose me manque de respect. J’ai donc besoin de préciser à l’autre ce qu’il.elle ne peut pas faire auprès de moi, ou de redéfinir les conditions d’une relation ou d’un projet. Lorsqu’un lion rugit, il nous repousse de son cercle. Ainsi, notre colère est là pour nous aider à préserver notre espace, nos libertés, nos besoins clés. Une fois que je ressens ma colère, je n’ai plus besoin de m’exprimer sous l’effet de cette colère. Ce n’était qu’un signal physique pour m’ouvrir les yeux à un besoin.

1. METTRE DES CADRES SANS BRULER LES PONTS

Je peux en décrypter le message et m’exprimer de façon tendre et ferme envers l’autre, en lui présentant mon cadre. On peut alors utiliser la technique de la communication non violente (CNV). Ex :

  • Quand tu décides de notre destination de vacances sans me concerter (faits objectifs et observables)
  • Je me sens en colère (émotion sans jugement)
  • Parce que je me dis que tu ne respecte pas mon droit d’avoir d’autres envies que les tiennes (explication de mon interprétation personnelle)
  • J’imagine bien que ce n’est pas ton intention (signe de bonne intention)
  • Mais à l’avenir, pouvons-nous nous organiser et prendre le temps pour prendre ces décisions ensemble ? (proposition ouverte à discussion mais ferme sur le changement de comportement nécessaire)

Lorsqu’on n’a jamais su dire non aux autres et qu’on est en train d’apprendre, il arrive que l’on soit trop sec, car gêné soi-même par le fait de s’affirmer. La CNV peut alors être un outils idéal pour s’entrainer à mettre des cadres sans brûler les ponts.

2. APPRENDRE A DIRE NON

Je vous invite à vous autoriser à écrire sur un papier tout ce que vous avez l’impression de supporter ou de subir malgré vous dans la vie : tout ce à quoi vous avez envie de dire un gros NON ! Vous pouvez noter ce qui est banal, irréaliste tout comme ce qui est vraiment important.

ex : Je n’accepte pas : qu’il pleuve tout le temps… que les hommes gagnent plus que les femmes… le réchauffement climatique… le prix de mon loyer… la taille de mes cuisses…

Vous pourrez ensuite faire le tri en apprenant à accepter (puis éventuellement aimer si Buddha le veut ;)) ce que vous ne pouvez pas changer, en agissant dans l’ordre des priorités et faisabilité sur ce que vous pouvez changer, en utilisant la CNV auprès des personnes à qui vous devez dire « non », et en remarquant aussi que rien ne vous avait jamais obligé à supporter certaines des choses de votre liste.

Cela vous permettra déjà de libérer pas mal d’énergie qui reste bloqué en vous.

3. REPERER L’OMBRE DE SON EGO

Autre exercice sympa pour en apprendre davantage sur vos besoins et y répondre : notez tout comportement qui peut vous irriter ou choquer chez les autres.

Ex : les gens qui parlent lentement, les gens qui se la racontent, etc…

Si vous avez très envie de juger le comportement de l’autre, c’est sans doute que :

  • soit l’autre se permet trop de ce que vous ne vous autorisez pas assez
  • soit l’autre vous ressemble sur un point qui vous complexe, vous êtes dans le rejet

Ex : si je suis irrité par les gens trop lents, c’est que je suis peut-être tout le temps trop pressé (pour des raisons que l’ont pourrait analyser), je vais apprendre à me ralentir un peu // ou alors, on m’a souvent jugé en disant que j’étais trop lent, et j’ai besoin de m’affirmer et d’autoriser à vivre la vie à mon rythme, peu importe les attentes des autres

Ainsi, l’ombre de mon ego risque d’atteindre mes rapports aux autres si je ne réponds pas d’abord à mes besoins. Je peux ensuite calmement, communiquer avec les autres, mettre mes cadres, sans les juger ou m’énerver.

4. NETTOYER LES BLESSURES

Si on se sent fréquemment en colère, alors qu’aucun événement en particulier n’est venu le déclencher, c’est qu’il ne s’agit pas d’une émotion en tant que telle, mais plus d’un état d’âme.

Il s’agit peut-être d’une blessure du passé que vous n’avez pas encore nettoyé, ou de jeux de rôles qui vous ont conditionnés (sauveur, victime, persécuteur). Il faut alors repérer la source de ce cercle vicieux de pensées et comportements pour s’en affranchir.

ex : J’ai le sentiment d’avoir sacrifié ma vie pour le bonheur des autres en arrêtant les études pour aider mes frères et soeurs, et personne ne me remercie, je continue de travailler dur dans ce que je n’aime pas. Tout m’insupporte sans cesse, je m’énerve vite. Je subis ma vie. Elle est injuste.

Des croyances négatives et limitantes se sont visiblement formées. La personne, dans cet exemple, a le sentiment de ne pas avoir le pouvoir de changer les choses alors qu’elle le peut. Elle se positionne en sauveur auprès des autres, et tient un discours de victime au fond d’elle. Son éducation ou des faits marquants ont développé chez elle ce schéma qui peut être dépassé via un travail de thérapie cognitive et comportementale.

5. CANALISER SON DYNAMISME

Si vous êtes souvent proie à des frustrations ou des colères, il se peut également que vous ayez une nature en sur-potentiel dynamique (en Ayurveda, on parlerait de profil Dosha Pitta). Il faut alors apprendre à canaliser votre forte énergie dans des activités, des causes, des passions, des comportements et modes de pensées qui sont bénéfiques et non destructeurs. Il faut apprendre à s’observer, à sentir quand votre énergie monte pour savoir prendre de l’air ou vous distancier des événements ou des autres avant que vous ne maitrisiez plus vos débordements. Vous pouvez adapter vos habitudes de vie à votre énergie. Par exemple, faire du yoga, ou de la natation au lieu de la boxe ou du cross fit. Diminuer les piments, les aliments acides, le café… Vous avez déjà assez de flamme en vous, alors évitons de l’amplifier. 😉 La bonne nouvelle, c’est que vous avez un potentiel de leader en vous, et vous êtes plein.e de vie. C’est pour mieux profiter de votre don, qu’il vous faudra apprendre à créer les conditions de votre sérénité dans votre corps, dans votre vie et avec vos relations.

 

Nesem Ertan / coach certifiée RNCP

ertan.nesem@gmail.com / 06.77.27.16.24

 

Photo by Peter John Maridable on Unsplash

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