PETITE MEDITATION POUR ALLEGER SON ESPRIT

Nos pensées dominent nos vies. Chaque chose que nous percevons est un stimuli.

Je vois un sac, ça me rappelle de faire ma liste des courses. Je vois un chien, ça me rappelle le bichon que j’avais, je ressens un parfum, ça me rappelle mon ancien prof de langue, et ça ça me rappelle que je devrais réviser mon espagnol, etc…

Installez-vous tranquillement, fermez les yeux, relâcher tous vos muscles, ceux du visage aussi. Inspirez 4 temps et expirez 8 temps pour vous ancrer dans votre corps. Laissez tout se relâcher.

A notre prénom viennent s’attacher nos connexions au monde qui nous entoure. Ces liens nous permettent de faire partie de l’écosystème, de donner et recevoir.

Je suis la fille.fils de… je suis l’ami.e de…. l’employé.e de….. et envers ces personnes nous pensons devoir nous comporter de telle ou telle manière.

A notre prénom s’attache, nos devoirs, nos responsabilités, le loyer à payer, les choses dont on doit s’occuper, les désirs que l’on souhaite réaliser, les aléas et événements que nous devons surveiller pour éviter le pire et réaliser le mieux. Nous sommes sur le qui-vive, en sur-activité mentale, à nous dire qu’il y a toujours des choses à faire ou à mieux faire.

Au moment de votre méditation, je vous invite à vous rappeler qu’avant que ce prénom vous soit donné, vous étiez déjà un être vivant, respirant, au coeur battant. Tous ces liens sont construits et peuvent être défaits dans l’absolu. Vous avez le choix.

Déshabillez-vous dans votre esprit, en enlevant un par un tous les vêtements sociaux et mentaux que vous portez. Enlevez vos rôles, vos devoirs, vos relations jusqu’à être tout nu comme on le fait avant chaque douche. Il s’agit de prendre une douche mentale pour alléger notre esprit au quotidien.

Vous êtes simplement ici et maintenant. Votre corps est ici et vous respirez et lorsque vous faites taire les mots, vous êtes simplement un être vivant pleinement le moment présent. Il n’y a ni passé, ni futur. Ce que vos êtes vraiment : une conscience qui est en train de faire l’expérience de ce moment par les fenêtres de ses 5 sens. Gardez les yeux si la vision stimule trop vos pensées. Sinon, une fois que vous êtes bien cet être et non plus « la construction sociale de votre prénom et de tous ses devoirs », vous pouvez revoir le monde autour de vous, en détail et vous émerveillez du spectacle que représente chaque chose se manifestant autour de nous.

Vous n’appartenez à personne, à aucune de vos relations. Vous avez peut-être des enfants ou des parents qui dépendent de vous et vous avez du mal à vous couper de vos inquiétudes. Dans l’absolu, sans vos pensées, sans les mots, vous êtes simplement ici et maintenant et vous êtes simplement un vivant au même titre que tout autre vivant de tout âge. Chacun est son propre vivant.

Tout poids qui vous écrase est un déséquilibre. Sans être léger et bien nourri vous-même, vous ne serez de toute façon d’aucune utilité pour les autres. Vous êtes ici pour vivre et non survivre.

Ôtez de votre être le poids de tous les liens, de tous les devoirs. Sentez simplement cet être qui n’a ni prénom, ni devoir, qui ressent sa présence en cet endroit, en ce corps.

Ici et maintenant, tout est parfait.

Vous êtes présence, respiration, 5 sens et vous ressentez l’éternel en vous, en cet instant.

Vous êtes au coeur même de la sérénité et vous pouvez y revenir à tout moment, où que vous soyez, quand vous le voulez. Vous savez désormais où c’est et comment y revenir.

Votre paradis est en vous.

 

Nesem

 

 

Laisser un commentaire